
Des doctorant·e·s et chercheur.es bien allumé.es racontent les coulisses d’une science qui se pratique autrement : en milieu hospitalier, en pratiques artistiques, avec ou sans l’IA, mais surtout avec les citoyens, les patients, et leurs familles. Crise de la reproductibilité, croisements disciplinaires et constructions sociales, ils partagent leurs méthodes, leurs doutes et leurs postures. Bref, ce cours est un coup de projecteur sur une science lucide et critique, sur une science vivante et citoyenne.
« La neuroscience dit que… », mais que veut vraiment dire cette phrase ? D’où viennent les résultats que l’on voit partout ? Vous découvrirez pourquoi le renouvellement des pratiques de la recherche clinique est inévitable : étudier des humains tous différents, changer les pratiques avec l’IA, faire face à la crise de la reproductibilité, de biais et de robustesse des résultats. Des exemples de terrains d’une équipe de neuroscience illustreront ces transformations.
Séance donnée par Adrien Dubois et Guillaume Dumas.
Produire de la science, oui, mais avec et pour les communautés concernées ! À partir d’exemples en autisme au CHU Sainte-Justine et auprès de patients dans le coma à l’hôpital du Sacré-Cœur, trois étudiantes montreront comment elles cherchent, avec humilité et humanité, à placer les familles et leur vécu au cœur de leurs travaux. Elles raconteront comment ce positionnement transforme l’ensemble du processus de recherche et, plus réflexivement, comment il rééquilibre les rapports entre chercheurs, soignants et patients, offrant une véritable boussole pour co-construire une science au service des communautés étudiées.
Séance donnée par Anne Monnier, Anaïs Rourre et Clara Dallaire.
La conscience est un concept complexe et évolutif, dont la définition varie selon les cultures, les contextes sociaux et les valeurs collectives. Elle ne relève pas uniquement de la biologie, mais soulève aussi d’importantes questions morales, éthiques et politiques, notamment dans le contexte du développement de l’IA. À partir des actions de l’initiative MONIC (association de vulgarisation) et des recherches scientifiques actuelles, cette séance mettra en lumière pourquoi il est essentiel de réfléchir collectivement à ce que nous entendons par « conscience ». Elle mettra en avant l’importance d’un dialogue ouvert entre chercheurs et citoyens, afin de rendre ces enjeux accessibles à tous et de favoriser une discussion démocratique éclairée sur des questions qui concernent l’ensemble de la société.
Séance donnée par Joaquim Streicher.
François, doctorant au parcours individualisé (anthropologie / neurosciences / computation), fait de la performance artistique un terrain ethnographique pour étudier les biais des chercheurs en neurosciences ! À travers une installation artistique bio-réactive qui utilise des signaux physiologiques en temps réel pour co-créer avec une IA des formes visuelles et sonores évolutives. Ce dispositif devient à la fois expérience artistique et outil critique pour observer les pratiques scientifiques, interroger nos rapports à la technologie et mettre au jour les a priori qui traversent les sciences de la conscience.
Séance donnée par François Lespinasse et Anne Monnier.