Pourquoi suis-je… ? Et pourquoi vous devriez l’être aussi

Présentation

L’idée de ce cours est venue d’une conférence donnée par Martin Petit lors d’une des Nuits de la philo (« ancêtre » de l’UPop) qui s’intitulait «Pourquoi suis-je anticapitaliste». L’était-il toujours 15 ans plus tard, nous sommes-nous demandé ? C’est ce que vous saurez en assistant au premier cours…
Et puis très vite nous sont venus en tête différentes personnes qui incarnent par leur parcours et leurs activités quotidiennes une posture politique particulière. Pourquoi ces gens consacrent-ils une part importante de leur vie à défendre telle ou telle philosophie politique. Quelles sont les idées et les idéaux qui lui sont spécifiques ? Et surtout, quels sont les points communs de l’anticapitalisme, de l’anti-impérialisme, du socialisme indépendantiste, du parti politique solidaire, de l’environnementalisme et de l’anarchisme?
Dans un style intimiste mêlant récit personnel et arguments bien étayés, venez entendre six réprésentant.es de ces différents « …ismes » venir vous exposer « pourquoi vous devriez l’être aussi » !

Professeur-e(s)

Martin PetitMartin Petit a longtemps travaillé au sein du milieu associatif, communautaire et syndical. Il est comptable de formation, terriblement critique de cette institution et de la dérive économique du monde actuel.
Jennie-Laure SullyJennie-Laure Sully est détentrice d'une maîtrise en sciences biomédicales de l'Université de Montréal. Elle a également fait des études en santé communautaire et en anthropologie. Organisatrice communautaire à la Concertation des luttes contre l'exploitation l'exploitation sexuelle (CLES) et chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socio-économique (IRIS), elle se décrit comme une féministe radicale, abolitionniste et internationaliste engagée dans la lutte pour la solidarité entre peuples et la justice sociale.
Éric MartinEric Martin est docteur en pensée politique (Université d'Ottawa) et professeur de philosophie au Cégep Édouard-Montpetit. Il est membre du Collectif Société et de son comité exécutif. Il est chercheur rattaché au Laboratoire Sophiapol de l'Université Paris-Nanterre et également chercheur-associé à L'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) et au CIRCEM de l'Université d’Ottawa. Il est également président de la Nouvelle alliance pour la philosophie au collège (NAPAC). Il a notamment collaboré aux ouvrages suivants: Université Inc., Les racines de la liberté, La tyrannie de la valeur, La liquidation programmée de la culture, Libres d'apprendre, La liberté à l'épreuve de l'histoire et Un pays en commun.
Ludvic Moquin-BeaudryLudvic Moquin-Beaudry est professeur de philosophie au collégial, militant politique et blogueur. Il a été impliqué de 2004 à 2013 dans le mouvement étudiant, notamment comme secrétaire aux communications de la CLASSE lors de la grève de 2012, ainsi que dans Québec solidaire, où il a été responsable aux élections de 2016 à 2018. Auteur du livre Cinéma critique : Adorno, de Francfort à Hollywood (Nota Bene, 2017), il écrit régulièrement pour le média en ligne Ricochet et participe à l’émission Médium large sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.
Alyssa Symons-BélangerAlyssa Symons-Bélanger est animatrice en art communautaire et elle a milité pendant plusieurs années contre les projets de pipelines au Québec. Elle a été co-organisatrice du Cabaret Oléoléoducs, un spectacle ambulant qui a été présenté dans les communautés situées au long de l'oléoduc Ligne9 d'Enbridge. Elle a ensuite organisé la Marche des Peuples pour la Terre Mère, une marche citoyenne de 34 jours qui a suivi le tracé d'Énergie-Est de Transcanada. Elle a organisé plusieurs actions directes qui avaient comme objectif de bloquer l'arrivée des sables bitumineux au Québec. Elle donne des formations en action directe et en création collective.
Pascal LebrunPascal Lebrun est politologue et militant anarchiste dans le quartier de Pointe-Saint-Charles à Montréal. Il se concentre dans le cadre de ses travaux universitaires sur la pensée anarchiste, en particulier son économie politique. Ayant participé au collectif de la Pointe Libertaire et du Centre Social Autogéré, il s'implique actuellement au Bâtiment 7.

Plan de session

Bâtiment 7, 1900, rue Le Ber, Montréal

févr. 26

Pourquoi suis-je socialiste et indépendantiste ?

mardi, 19 h, Bâtiment 7

* * * ATTENTION : Des circonstances hors de notre contrôle nous obligent à inverser l’ordre de présentation des séances de Martin Petit et d’Éric Martin. Contrairement à ce qui est écrit dans notre dépliant papier, c’est donc « Pourquoi suis-je socialiste et indépendantiste? » d’Éric Martin qui sera la première séance de ce cours et « Pourquoi suis-je anticapitaliste? » de Martin Petit qui sera la troisième. Nous nous excusons de ce contretemps. * * *

Les insécurités (identitaires, économiques, etc.) causées par l’extension du capitalisme globalisé ont nourri la résurgence de populismes de droite nationalistes-réactionnaires. La réaction de certain-e-s, à gauche, a été de s’éloigner de la question nationale, considérée comme suspecte, pour s’orienter plutôt vers l’émancipation des individus. Or, en remontant aux courant « socialisme et indépendance » des années 1960-1970 au Québec, il est possible de montrer qu’il existe une voie -ni réactionnaire ni pourtant libérale, à savoir la voie socialiste – capable d’intégrer indépendance et justice sociale dans un même mouvement dialectique plutôt que de les opposer comme on tend à le faire dans le débat public. Ce détour historique permet de penser aujourd’hui comment la souveraineté peut faire partie d’un mouvement de démondialisation, face à la globalisation capitaliste-néolibérale, et à la construction d’un nouvel internationalisme fondé sur la coopération et la solidarité entre les peuples.

Séance donnée par Éric Martin.


mars 12

Pourquoi suis-je anti-impérialiste ?

mardi, 19 h, Bâtiment 7

« Le Canada n’a jamais été une puissance impérialiste. C’est même presque drôle de dire cette phrase. Nous avons été une colonie ». Prononcée le 26 octobre 2018, lors d’une table ronde à l’Université de Toronto, cette déclaration de Chrystia Freeland, la Ministre des affaires étrangères du Canada est fausse. Au cours de cette présentation, nous verrons en quoi le Canada est une puissance impérialiste tout comme le sont les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.  Partant de la définition de l’impérialisme en tant que tendance d’un État à mettre d’autres États sous sa dépendance politique, économique et culturelle, nous verrons que la démocratie, l’antiracisme, les luttes féministes, écologistes et socialistes sont mises en échec en l’absence d’un mouvement anti-impérialiste. Nous terminerons la présentation en démontrant que l’anti-impérialisme est nécessaire à la convergence des luttes contre l’ensemble des systèmes de domination.

Séance donnée par Jennie-Laure Sully.


mars 26

Pourquoi suis-je anticapitaliste ?

mardi, 19 h, Bâtiment 7

* * * ATTENTION : Des circonstances hors de notre contrôle nous obligent à inverser l’ordre de présentation des séances de Martin Petit et d’Éric Martin. Contrairement à ce qui est écrit dans notre dépliant papier, c’est donc « Pourquoi suis-je socialiste et indépendantiste? » d’Éric Martin qui sera la première séance de ce cours et « Pourquoi suis-je anticapitaliste? » de Martin Petit qui sera la troisième. Nous nous excusons de ce contretemps. * * *

Lors d’un échange entre militantes et militants, on m’a posé la question: Pourquoi es-tu anticapitaliste? Cette question m’a ouvert la porte à une réflexion que j’ai par la suite voulu partager dans le cadre de la Nuit de la philosophie qui a finalement donné naissance à l’UPop Montréal. Une quinzaine d’année plus tard, alors que les dérives du capitalisme sont de plus en plus nombreuses, cette réflexion demeure plus que jamais d’actualité.

Séance donnée par Martin Petit.


avril 9

Pourquoi suis-je partisan solidaire ?

mardi, 20 h, Bâtiment 7

* * * ATTENTION : notez que cette séance commencera à 20h et non à 19h comme les autres de ce cours. * * *

La question de l’implication politique se pose de manière différente pour toute personne, selon son contexte historique et personnel, en suivant deux axes de réflexion. D’une part, on trouve l’axe de la radicalité du changement (de modestes ajustements, allant jusqu’à une transformation totale de la société) et, d’autre part, on trouve celui de la durée (de l’immédiat au long terme). Si, après mon passage dans le mouvement étudiant, j’ai fait le choix de l’implication active au sein de Québec solidaire, c’est parce qu’il me permettait beaucoup de souplesse sur chacun de ces deux axes : proposer des changements modestes mais nécessaires à court terme, en travaillant à une transformation globale à long terme. Également, la tâche inédite de construire un grand parti de gauche au Québec, sans hériter de structures anciennes comme c’est le cas ailleurs, m’a séduit. Enfin, la forme du parti permet d’aborder un grand nombre de thématiques politiques et de trouver des synergies entre les luttes comme peu de mouvements sont capables de le faire. Bien sûr, ce choix comporte des écueils au sujet desquels tout aveuglement serait dangereux, mais je crois que, parmi les options présentes, il est celui qui porte le plus de possibilités transformatrices.

Séance donnée par Ludvic Moquin-Beaudry.


avril 23

Pourquoi suis-je environnementaliste ?

mardi, 19 h, Bâtiment 7

Cette séance abordera la question de l’art comme outil de mobilisation, la planification stratégique d’une lutte environnementale et l’action directe.

Séance donnée par Alyssa Symons-Bélanger.


mai 7

Pourquoi suis-je anarchiste ?

mardi, 19 h, Bâtiment 7

L’anarchie, c’est bien connu, c’est la liberté… Mais quelle liberté? À travers la présentation de ses positions, Lebrun entend bien faire découvrir diverses facettes de la pensée anarchiste, généralement très peu connue et comprise, y compris au sein du mouvement anarchiste.

Séance donnée par Pascal Lebrun.