La fiscalité des villes. Pourquoi nos municipalités sont-elles « cassées » ?

Présentation

La fiscalité municipale est appelée à prendre plus de place dans les années à venir. D’abord parce que les villes ont pris en charge de nouvelles responsabilités très coûteuses qui s’approchent souvent des services sociaux. En même temps, le retard dans l’entretien des infrastructures continue de plomber les budgets. Dans ce contexte, le mode de financement des villes n’est plus du tout adapté aux besoins des temps modernes. Le plafonnement des revenus pourrait précipiter certaines municipalités dans des crises sans précédent. Et pourtant, les administrations successives ne font rien pour corriger le tir. L’impasse budgétaire nous guette-t-elle ?.  La ville perd d’importants revenus dû à son incapacité à évaluer avec justesse les propriétés de grande valeur. Et un nombre croissant de petits propriétaires jugent qu’ils payent trop en taxes municipales. Dans ce cours, 3 spécialistes des questions municipales viendront vous brosser un tableau de la situation financière tendue et des injustices à Montréal. Vous ne verrez plus jamais la ville de la même façon.

Professeur-e(s)

François GosselinFrançois Gosselin a étudié en génie civil et fait carrière à la ville de Montréal. Il est aujourd'hui retraité. Au cours de ses 36 ans au service des montréalais, il a contribué au développement de plusieurs innovations en matière d'urbanisme et aura contribué à revoir les façons de faire aux travaux publics. Observateur acharné de la société montréalaise et passionné de justice sociale.
Luc FerrandezLuc Ferrandez a étudié en communication et fait carrière chez Hydro-Québec. Il a été maire du Plateau Mont-Royal de 2009 à 2019. Son passage en politique à la ville de Montréal et ses initiatives ont ouvert la voie à une vague de transformations urbanistiques majeures de la ville. Il est actuellement animateur d'affaires publiques à la radio sur une grande chaîne à Montréal.
Pierre PagéPierre Pagé est co-fondateur, président et porte-parole de Montréal Pour Tous. Diplômé d’Études Approfondies (D.É.A. de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), il est retraité de l’Institut de Coopération pour l’Éducation des Adultes (ICÉA), auparavant responsable des Tournées Communautaires aux Productions Virage et de la Formation à la Clinique Communautaire Pointe St-Charles.

Plan de session

Librairie La Livrerie, 1289, rue Ontario Est, Montréal.

Nov 25

Le budget de la ville de Montréal

mercredi, 19h, Librairie La Livrerie

Le budget 2026 de la Ville de Montréal s’élève à 7,28 milliards $. Au moment de présenter son budget la ville est surveillée de proche par les agences de cotations mais surtout par les montréalais pour une seule information : Quelle sera le % d’augmentation des taxes municipales des propriétaires. Et la pression est forte pour augmenter les taxes le moins possible. Pourtant, une ville n’a pas de contrôle sur l’augmentation des prix. Nous verrons dans ce cours quelles sont les sources de revenus de la ville et dans un deuxième temps, qu’est-ce que la ville donne comme service et réalise comme investissement avec ces milliards de $. Luc Ferrandez a été maire du Plateau Mont-Royal de 2009 à 2019 et responsable des grands parcs de 2017 à 2019. Il nous propose dans ce cours une entrée dans le monde du budget de la Ville de Montréal, dans les dépenses en infrastructure et dans les budgets de fonctionnement. Les finances de la ville n’auront plus aucun secret pour vous après avoir passé une heure avec Luc.

Séance donnée par Luc Ferrandez.


Déc 2

Évaluation et équité fiscale

mercredi, 19h, Librairie La Livrerie

Afin de se financer, les villes taxent les propriétés et en tirent 60 à 80% de leurs revenus autonomes. Mais pour taxer une propriété, il faut d’abord l’évaluer. Et nos recherches tendent à démontrer que la ville de Montréal n’arrive pas à évaluer de façon équitable la valeur des propriétés sur son territoire. En fait, le constat est plus grave encore : les problèmes de juste évaluation se produisent au bénéfice des propriétés de grande valeur, souvent largement sous-évaluées par rapport à leur valeur marchande. À l’autre bout du spectre, les propriétés de valeur plus modestes ou défavorisées par la géographie, sont trop souvent surévaluées par rapport à leur valeur marchande. François Gosselin a fait carrière génie civil et en planification à la ville de Montréal et il propose ici une exploration de l’univers de l’évaluation municipale. Dans un contexte politique ou les élus au pouvoir reçoivent beaucoup de pression pour limiter les hausses de taxes autour de 2%, il est à notre avis très important que les propriétés soient évaluées à leur juste valeur.  C’est une question d’équité, mais également une bonne pratique qui pourrait aider à financer les missions de la ville.

Séance donnée par François Gosselin.


Déc 9

Contester son évaluation municipale

mercredi, 19h, Librairie La Livrerie

La méthode d’évaluation des propriétés génère des aberrations et parfois des hausses de taxes injustifiées. Il est dès lors possible de contester son évaluation municipale en suivant la procédure prescrite par la ville de Montréal. Cependant, pour la plupart des propriétaires, ça s’apparente au parcours du combattant, et en général les gens laissent tomber. Mais qu’à cela ne tienne, Montréal pour tous a développé un outil d’accompagnement pour les petits propriétaires qui souhaitent contester une évaluation municipale qu’ils considèrent injuste. Pierre Pagé a consacré temps et énergie depuis plus de 25 ans à la protection des petits propriétaires. Il nous propose aujourd’hui une sorte de démystification de la contestation. Cette lutte se fait au bénéfice de tous les Montréalais, étant donné que les taxes municipales sont toujours refilées aux locataires. Une maison mal évaluée, aura un impact direct sur la contribution des locataires et du propriétaire au financement de la ville.

Séance donnée par Pierre Pagé.