
Les luttes pour le droit au logement ont comme élément commun de contester le mode de propriété capitaliste dans le champ de l’habitation. Faire reconnaître le droit fondamental à un logement adéquat (accessible financièrement, en bon état et sécuritaire) c’est contester la marchandisation du logement qui conçoit le logement comme un investissement dont une minorité peut profiter.
Dans ce cours, nous allons partir des luttes passées et actuelles pour le droit au logement et l’amélioration des conditions de vie des locataires. Luttes que nous opposerons à la marchandisation et la financiarisation du logement qui fait de nos milieux de vie des objets de profit aux dépens des locataires qui vivent en ses murs.
Dans un deuxième temps, nous verrons comment les différentes alternatives au logement capitaliste (les OSBL, les HLM et les Coopératives d’habitation) se sont développées et comment elles arrivent à être résilientes et à survivre dans le marché capitaliste de l’habitation. En sommes nous espérons que ces cinq séances pourront nourrir les réflexions et l’action des prochaines années contre le logement capitaliste et pour le droit au logement pour toutes et tous.
Les luttes pour le droit au logement ne datent pas d’hier. Cette première séance servira à poser les bases d’un combat de toutes les générations. Ces luttes ont animé le quotidien de milliers de locataires dans tous les quartiers et les villes du Québec qui ont pris la rue sans relâche pour revendiquer une amélioration de leurs conditions de vie.
Séance donnée par François Saillant.
La crise du logement chers a atteint son paroxysme dans les dernières années au Québec. Les différents paliers de gouvernement et les lobbies capitalistes font reposer la crise du logement sur une supposée pénurie de logement et le besoin d’ouvrir grand les vannes de la constructions immobilières. Nous étudierons comment ce discours masque les causes réelles de la cherté du logement ; la marchandisation et la financiarisation du logement soumis aux règles du capitalisme rentier.
Séance donnée par Francis Dolan.
Mis sur pied à partir du milieu des années 1970, le modèle des OSBL d’habitation s’inscrit dans le développement du mouvement d’action communautaire autonome au Québec. Offrant à la fois des logements et des services de soutien et d’accompagnement des locataires, ce modèle est bien outillé pour répondre aux besoins des différentes populations vulnérabilisées ou vivant de l’instabilité résidentielle. La séance du 27 octobre proposera un survol historique de ce modèle et des pratiques qui lui sont propres.
Séance donnée par Olivier Dupuis.
Dans les années 70, en pleine crise du logement, le gouvernement fédéral a financé un ambitieux programme HLM. Ce dernier misait alors sur le développement à grande échelle d’une offre de logements pour les ménages à moyen et faible revenu qui ont été les grands négligés du boom immobilier des années 60. En 2026, autre crise, autres solutions ? Tout en revenant sur la construction de ce patrimoine ainsi que sur le rôle que jouent ces logements publics dans les trajectoires des locataires en 2026, la session du 3 novembre permettra de se questionner sur les bases d’une nouvelle génération de HLM à construire pour sortir de la crise du logement cher.
Séance donnée par Patricia Viannay.
Pour terminer la série de cours sur l’histoire des luttes et les alternatives au logement capitaliste, nous proposons d’étudier le cas des coopératives d’habitation. Ce type d’habitation communautaire a la particularité que l’ensemble des résidents y sont à la fois locataires et participants à la gestion complète de leur milieu de vie. Développées depuis le début des années 70, les coopératives d’habitation sont présentes partout au Québec. Dans leur diversité, les coopératives contestent, à leur façon, la logique marchande du logement capitaliste.
Séance donnée par Francis Dolan.